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Mieux vaut découvrir vos écarts avec nous.

Audit interne ISO 13485, audit à blanc et préparation aux Stage 1 et Stage 2 d'un organisme notifié. Un regard extérieur, un rapport exploitable, et le temps de corriger avant que ça compte.

Trois exercices qu'on confond souvent

ExerciceCe qu'il mesure
Diagnostic de conformitéL'écart entre votre système et le référentiel, sur pièces. Chiffré en jours. Se pratique tôt, quand il reste tout à construire.
Audit interneUne exigence de l'ISO 13485 (§8.2.4) : vérifier périodiquement que le système est appliqué et efficace. Obligatoire, planifié, et l'organisme notifié en demandera les rapports.
Audit à blancUne simulation des conditions réelles d'un audit de certification : mêmes méthodes, mêmes questions, même pression. Se pratique tard, juste avant l'échéance.

Les trois sont utiles, à des moments différents. La confusion la plus coûteuse consiste à faire un audit à blanc trop tôt, sur un système qui n'a pas encore produit d'enregistrements : il ne révèle rien d'autre que ce qu'on savait déjà.

Ce que l'auditeur regarde vraiment

Un auditeur d'organisme notifié dispose de peu de temps et d'une méthode. Il ne lit pas vos procédures dans l'ordre : il tire des fils.

Il part d'un enregistrement, pas d'un document

« Montrez-moi votre dernière réclamation client. » Puis il remonte : a-t-elle été évaluée en vigilance ? dans quel délai ? qui a décidé ? où est la trace ? une CAPA a-t-elle été ouverte ? est-elle close ? l'efficacité a-t-elle été vérifiée ? Un seul fil suffit à traverser quatre processus et à révéler leurs points de rupture.

Il cherche la cohérence entre les documents

Le manuel qualité annonce trois sites, la liste des fournisseurs en mentionne cinq. La procédure prévoit une revue annuelle, le dernier compte rendu date de dix-huit mois. La cartographie des processus référence une procédure qui n'existe pas. Ces incohérences internes sont les plus faciles à trouver et les plus faciles à éviter.

Il interroge ceux qui font, pas ceux qui écrivent

C'est le moment de vérité. Si l'opérateur décrit une pratique différente de la procédure, l'écart est établi — et il est structurel, pas documentaire.

Un réflexe qui paie

Avant tout audit, faites relire vos documents entre eux par quelqu'un qui ne les a pas écrits, avec une seule consigne : signaler toute incohérence de chiffre, de liste ou de référence croisée. C'est le contrôle le moins coûteux et celui qui évite le plus de constats.

Stage 1 et Stage 2

Stage 1

Le système existe-t-il ?

Revue documentaire, périmètre de certification, sites concernés, exclusions et leur justification, planification de l'audit suivant. On y vérifie surtout que vous êtes auditables. Les constats prennent souvent la forme d'observations ou de points d'attention plutôt que de non-conformités.

Stage 2

Le système fonctionne-t-il ?

L'audit qui décide. Entretiens sur chaque processus, échantillonnage d'enregistrements, vérification des preuves. C'est là que se jouent les non-conformités majeures — et que se révèle un système qui n'a jamais réellement tourné.

Entre les deux, comptez généralement deux à six mois. Cette période est déterminante : c'est le temps dont vous disposez pour traiter les constats du Stage 1 et, surtout, pour faire vivre le système assez longtemps qu'il produise les preuves que le Stage 2 réclamera.

Une vigilance concrète : vérifiez les dates d'expiration de vos certificats fournisseurs, habilitations et calibrations sur toute la fenêtre Stage 1 → Stage 2. Un certificat valide en juillet et périmé en octobre est une non-conformité évitable.

Ce que nous faisons

Programme et cadrage

Définition du périmètre, des processus à couvrir et du plan d'audit. Pour un audit interne réglementaire, établissement du programme pluriannuel exigé par le §8.2.4.

Audit sur site

Un à trois jours selon le périmètre, avec la méthode d'un auditeur d'organisme notifié : recherche de preuves, entretiens, échantillonnage. Réunion d'ouverture et de clôture.

Rapport

Constats qualifiés — non-conformité majeure, mineure, observation, point fort — avec pour chacun l'exigence en cause, la preuve du constat et une recommandation. Les points forts comptent : ils vous disent ce qu'il ne faut pas défaire.

Plan de remédiation

Priorisation par criticité et par charge, avec une estimation du temps nécessaire avant l'échéance. Si le délai ne tient pas, c'est écrit.

Accompagnement à la correction

Optionnel : traitement des écarts, en direct ou via un consultant de notre réseau si le volume dépasse vos ressources.

Questions fréquentes

Peut-on auditer son propre système en interne ?

L'ISO 13485 exige que les auditeurs n'auditent pas leur propre travail. Dans une structure de dix ou vingt personnes, cette indépendance est matériellement difficile : la personne qui a rédigé les procédures est souvent la seule à les maîtriser. Faire appel à un auditeur externe résout la difficulté formelle et apporte un regard qui n'a pas d'angle mort sur le système.

Quelle différence entre Stage 1 et Stage 2 ?

Le Stage 1 vérifie que le système existe et qu'il est auditable : documentation, périmètre, exclusions, planification. Le Stage 2 vérifie qu'il fonctionne : entretiens, preuves, échantillonnage. C'est le Stage 2 qui décide de la certification.

Combien de temps avant l'audit faut-il se préparer ?

Un audit à blanc prend son sens trois à six mois avant la certification. Plus tôt, le système n'a pas produit assez d'enregistrements pour être testé. Plus tard, il ne reste plus le temps de corriger un écart structurel — et ce sont précisément ceux-là qui font échouer un audit.

Que se passe-t-il en cas de non-conformité majeure ?

Elle suspend la décision de certification jusqu'à traitement. Vous devez fournir une analyse de cause, un plan d'action et, selon la gravité, des preuves d'efficacité — parfois lors d'un audit complémentaire. Le calendrier glisse alors de plusieurs mois. C'est exactement ce qu'un audit à blanc sert à éviter.

Auditez-vous aussi les fournisseurs ?

Oui. L'audit fournisseur relève du §7.4 et devient rapidement incontournable dès qu'un processus critique est sous-traité — production, stérilisation, développement logiciel. C'est aussi un angle que les organismes notifiés creusent de plus en plus.

Votre audit approche ?

Un audit à blanc trois mois avant vaut mieux qu'une non-conformité majeure le jour J.

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